Les Faucheurs

 Marine, originaire des terres armoricaines, et Iseult, émigrée irlandaise, se retrouvent, se perdent et se recherchent entre le lycée où elles viennent d'obtenir leur examen final, et une gigantesque forêt où elles trouvent refuge après avoir été évacuées d'urgence pour échapper à une rafle. Le problème est que cette forêt n'est pas sensée exister sur la moindre carte et qu'elle est peuplée d'êtres surnaturels, dont certains bienfaiteurs essayent de les aiguiller dans les dédales imaginaires de ces interminables sous-bois, et dont d'autres serviteurs de l'Ankou, ce spectre de la mort qui erre à travers les plaines des montagnes noires et qui terrifie les paysans à chaque fois que la nuit tombe, mènent une lutte sans merci contre les envahisseurs qui sèment la mort à leur façon, mais n'en demeurent pas moins mortels.

 L'histoire de ces deux adolescentes au milieu d'un folklore dont je ne suis pas spécialiste, est un peu longue pour le peu qu'elle a à raconter, mais sûrement le charme, une fois passée sa désuétude, mériterait-il d'être retravaillé pour obtenir quelque chose de plus profond et de plus convainquant, mais surtout de mieux construit, que ces déambulations sans fin et ces enchevêtrements de personnages qui ont résolument bien du mal à se trouver entre la réalité et le cauchemar, d'autant plus que le conflit qui y est dépeint, entre les puissances mythologiques incarnées par les monstres d'un floklore aussi surprenant que solidement ancré dans les terres armoricaines, et les terrifiantes force de la Luftwaffe qui font finalement un bien long feu contre l'irrationnel, ne me paraît pas totalement dénué d'intérêt.

Je ne retire d'ailleurs pas mes remerciements à l'égard de Délya pour la traduction des dialogues dans la langue de Goethe.

 

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