Chapitre 8

En général, une fois la nuit tombée, lorsqu’elle s’était vêtue d’une robe d’intérieur pour sortir de sa chambre en dépit des doutes qui planaient désormais au-dessus de chacune de ces sorties qu’elle croyait être l’objet d’étroites surveillances de la part d’habitants plus ou moins obscurs du manoir, Cyllène limitait ses déambulations à l’étage, de crainte de croiser le chemin de sa mère ou de l’un des propriétaires s’il lui avait dû lui arriver de descendre au rez-de-chaussée. De plus, les marches grinçantes de l’escalier et les couloirs propices aux échos des pas, lui laissaient de trop grandes chances de réveiller quelqu’un, aussi le rez-de-chaussée demeurait-il un endroit dangereux et méconnu pour la jeune exploratrice qui s’y rendit dans le seul but de retrouver le chemin de la petite bibliothèque que lui avait montrée Madame Duras. Les yeux excessivement plissés, la main innocemment serrée sur le haut de sa robe de chambre, Cyllène, avec en tête l’excuse de ne pas avoir eu d’autre choix que de descendre pour trouver des toilettes, était prête à justifier de sa présence si jamais elle avait dû être surprise ; il ne faisait aucun doute que les Duras, comme tous les autres propriétaires d’une grande maison, n’apprécieraient nullement de trouver un de leurs hôtes, et encore moins une domestique, en train de chercher quelque chose en plein milieu de la nuit. 

Suivant pas à pas la carte mentale qu’elle avait progressivement dressée sur le chemin emprunté quelques jours auparavant en la compagnie de Madame Duras, Cyllène se rendit vers une partie du dédale de couloirs où ne poignait pas la moindre lumière ; ni chandelier nocturne ni ouverture sur la nuit qui s’entrouvrait pourtant d’un grand éclat lunaire, ne troublait la parfaite obscurité dans laquelle elle se déplaçait, de plus en plus égarée. Les couloirs semblaient si éloignés de l’aile principale, et le labyrinthe si tortueux, qu’à l’évidence la moindre erreur dans les directions qu’elle suivait à chacun des tournants, l’aurait condamnée à rester attendre la levée du jour et des couleurs pour retrouver son chemin au hasard, ou bien à rester dépérir sans que personne ne la retrouvât jamais. Avec leur grande voûte de brique et les alcôves taillées dans du granit aussi froid que rude pour accueillir quelques chandeliers, ces couloirs paraissaient inspirés d’une construction médiévale, bien plus ancienne en tout cas, que la période dont lui avait parlé Monsieur Duras lorsqu’il lui avait montré les statues du parc. Ces idées se faisaient elles aussi un chemin dans l’esprit de Cyllène lorsque celle-ci se demandait quelle pouvait bien être la personne qui avait exhumé de son imagination les plans d’une demeure si disproportionnée ; Cyllène quant à elle ne disposait pas d’une grande imagination, tout juste cette dernière était-elle suffisante pour se préparer aux choses les plus inattendues qui pouvaient surgir des ténèbres de la moindre pièce. Tout cela, pensait-elle, c’était Monsieur Duras qui devait en savoir le plus. 

Dans la bibliothèque, Cyllène espérait retrouver le livre que lui avait montré Madame Duras, afin d’en savoir un peu plus sur ce qui semblait hanter le vieil homme qu’elle avait privé de téléphone, mais surtout elle voulait visiter un peu plus profondément cette salle à part qu’elle avait à peine eu le temps d’explorer du regard, suspectant qu‘il se trouvât là quelque chose de plus qu‘une simple bibliothèque, mais que Madame Duras avait dû chercher à lui cacher, mais pour cela il lui fallait espérer que la porte en était restée ouverte. C’était précisément là que se terminait le couloir, dans le rai de lumière écrue qui s’échappait à peine par les interstices des planches formant la grande porte, mais comme ce dont elle s’était effectivement doutée, Cyllène la trouva close lorsqu’elle essaya vainement de la tirer ou de la pousser. Quelques battements de tempe plus tard, elle se rendait également compte qu’elle était certainement venue là pour rien, et qu’il lui serait d’autant plus difficile de repartir, mais elle tressaillit soudainement lorsqu’elle se retourna vers le couloir dont l’obscurité s’était fendue d’une silhouette qui lui faisait face, fixement, sinistrement. 

Même s’il faisait déjà un peu plus clair qu’au moment de leur première rencontre, Cyllène reconnut immédiatement Parfione, mais celui-ci avait l’air bien moins cordial et énigmatique que la dernière fois, et au contraire il paraissait sibyllin, furieux ; c’était l’éclat courroucé de ses yeux qui illuminait lentement son visage lorsque Cyllène essayait de l’interroger du regard. Pour la première fois elle vit son visage maigre et noble, sa chevelure naturellement bouclée mais férocement lissée, ses traits de fusain et sa peau claire qui luisait même un peu dans la petite pénombre du couloir, mais il n’en avait l’air que plus terrifiant lorsqu’il se dressa en face d‘elle pour la foudroyer du regard. Cette colère qui l‘avait poussé à sortir de sa tanière, pensait-elle, ne pouvait être le seul fait du mécontentement que devait susciter sa présence à elle sur un territoire qui n’était pas le sien, car le doigt qu’il levait dans sa direction non pas en signe d’avertissement ou de menace mais directement d’inquisition, révélait déjà quelque chose que ses mots, soudainement durs et dépourvus de toute tendresse et de charme nocturne, ne tardèrent à expliquer : 

« -Tu ne payes rien pour attendre, qu’as-tu fait au téléphone ? 
   -J’ai coupé le fil, répondit sèchement Cyllène en se doutant que cet adversaire qu’elle se découvrait alors n’avait jamais dû cesser de l’observer, c’est la vieille Duras qui me l’avait demandé. 
   -Depuis quand est-ce que tu te mêles des affaires de mes parents, s’exclama-t-il avec une fureur si grande qu’il parut capable de saisir Cyllène par la gorge, et je ne me demande même pas ce que tu fais là ! 
   -En fait ce sont les appels de son mari qu’elle voulait empêcher de façon radicale, et j’imagine que personne n’obtiendrait jamais rien dans cette maison s’il fallait à chaque fois consulter l’avis de tous les habitants. 
   -Qu’est-ce que tu es en train d’insinuer, cracha Parfione qui paraissait alors au comble d’une exaspération violente et incontrôlable. 
   -Je ne suis pas dupe, affirma alors Cyllène en se sentant subitement plus grande que son adversaire qui se pliait sous l’effet des saccades de sa respiration, je sais que tu n’es pas le seul à vivre dans l’ombre de ces murs, et qu’il y en a d’autres que je ne connais pas encore. 
   -Tu te trompes, il y a bien assez de fous dans cette maison comme tu dis, sans que tu viennes parler de choses qui n’ont pas de sens. Il n’y a personne ici, personne qui puisse t’intéresser, et il y en aura encore moins maintenant que tu as coupé le téléphone. 
   -J’ai cru comprendre que de toute façon, cela fait bien longtemps que les Duras ne se soucient plus de savoir si quelqu’un pense encore à eux, alors qu’est-ce que cela peut bien te faire que le téléphone ait été coupé ? A moins que tu n’en aies terriblement besoin, à tel point que ta propre vie en dépende. »

Cyllène était désormais bien plus grande que Parfione qui se voûtait de plus en plus, jusqu’à se fondre dans les ombres qui tapissaient le sol du couloir, incapable de dire quoi que ce fût tant son souffle était étreint par une colère noire qui ne laissait s’échapper que des bribes de mots intimant à la jeune demoiselle de se taire. Celle-ci se retira simplement, déterminée à retourner dans sa chambre d’où elle ressortirait à l’avenir sans  plus jamais craindre ce personnage qu’elle venait de terrasser comme un enfant apeuré, mais alors qu’elle était sur le point de disparaître derrière le tournant du couloir, Parfione se redressa subitement et la rappela : 

« -Attends, zut, j’ai besoin de toi !
   -Qu’est-ce que je pourrais bien t’apporter, s’exclama Cyllène en se retournant curieusement vers lui, ce n’est pas moi le gardien des lieux.
   -Les clefs que tu as trouvées dans le souterrain du parc, elles sont à moi. 
   -Elles ne sont pas sur moi, je ne peux pas te les rendre tout de suite. 
   -Dans ce cas je pourrais profiter que tu sois là pour rejoindre ta chambre tout de suite et les récupérer avant même que tu sois arrivée à l’escalier. Est-ce que tu veux faire la course ? 
   -Tu peux courir autant que tu veux, lui dit alors Cyllène avec un sourire narquois, ma chambre est fermée à clef.
   -Dans ce cas nous ne somme pas obligés d’être ennemis, proposa Parfione avec un haussement d‘épaule que Cyllène eut du mal à comprendre. 
   -Je crois que je vois ce que tu veux dire, dit-elle en se rapprochant de lui pour découvrir la couleur de ses yeux, moi je te rends tes clefs, mais toi tu me donnes quelque chose en retour. 
   -Je ne vois pas ce que tu aurais à y gagner, protesta Parfione avec la même colère, tu n’as rien à faire ici.  
   -Toi non plus à ce que je sache ! Est-ce que tes parents sont au moins au courant de ton existence ?
   -Ce n’est pas la question, c’est toi l’intruse dans le manoir. 
   -Pourtant j’ai quelques clefs, et je compte bien m’en servir. 
   -Elles sont à moi. 
   -Non, c’est ce qu’elles ouvrent qui est à toi. Les clefs, elles, sont à moi. 
   -Quoi ? Tu n’as pas plus l’intention de me les rendre peut-être. 
   -Je peux bien les partager avec toi, mais tu pourrais partager leur secret avec moi. »

Parfione se mordit la lèvre, parut perplexe, marcha quelques tours, puis lorsqu’il eut fini de se prendre le crâne d’où ses mains se retirèrent en laissant plusieurs boucles dans ses cheveux, il dévisagea une nouvelle fois Cyllène dont le sourire trahissait sa satisfaction d’être parvenue à un accord. Aussitôt qu’il l’eut reconnu dans le regard de la fille en face de lui, Parfione s’empressa de tendre sa main pour conclure l’entente, de peur de perdre encore davantage de dignité dans cet échange. La situation amusait Cyllène qui aurait cependant été bien incapable de regagner sa chambre dans l’obscurité des couloirs que son compagnon d’infortune l’aida à traverser sans encombre, empruntant de nouvelles coursives qui se rapprochaient de l’aile principale, et après seulement quelques minutes à arpenter des murs de briques froides, Parfione s’arrêta sur le pas d’une porte qui passait presque inaperçue tant la largeur des barres de fer qui la traversaient la confondait à la couleur des murs. Il y introduit une mystérieuse clef et ouvrit la porte sur un escalier que Cyllène découvrit à son grand étonnement ; Parfione semblait connaître parfaitement le moindre passage secret du manoir. Sans même reconnaître les couloirs qui l’y avaient menée, Cyllène se retrouva sur le seuil de sa propre chambre où s’arrêta Parfione, lequel la regarda alors avec le même sourire narquois que celui qu’il avait reçu quelques minutes auparavant, et avec un geste de la main, il l’invita à ouvrir la porte. 

Sans un mot, Cyllène accepta et introduisit sa clef, et sans même allumer la lumière de sa chambre, préférant garder intactes les ténèbres qui maintenaient Parfione dans une aura d’irréalité, elle rentra dans la chambre puis se dirigea vers le secrétaire dont les miroirs continuaient de se renvoyer leur image dans la nuit, ainsi que l’ouverture de la porte dans la clarté de laquelle se tenait la silhouette du fantôme. Tout en ouvrant un tiroir dans lequel sa main alla tâtonner, elle se retourna vers Parfione et lui demanda pourquoi il ne s’avançait pas davantage. 

« -Tu avais raison en fait, répondit-il en croisant les bras, tu n’es pas tout à fait une étrangère, puisque tu es ici chez toi. 
   -Dans ce cas tu ne me chasseras plus ? 
   -Plus pour l’instant. »
Cyllène le rejoignit sur le seuil de la porte et déposa le trousseau de clefs sur la paume de sa main tendue, et après qu’elle fut restée le dévisager en silence, exactement dans l’attente de recevoir la déclaration qui lui avait été promise, Parfione reprit, sur le même ton pressé et embarrassé que celui qu’il avait gardé à l’entrée de la bibliothèque : 

« -Je me demande pourquoi tu t’obstines à savoir à quoi servent ces clefs, tu as déjà dû te rendre compte qu’elle n’ouvrent aucune porte.
   -Je l’ai remarqué en effet, et à vrai dire j’étais convaincue qu’elles ne servaient à rien, mais si c’était réellement le cas tu n’aurais pas avoué en avoir besoin. 
   -C’est vrai, confessa alors Parfione, tu as raison.
   -Donc, à quoi est-ce qu’elles peuvent nous servir ? 
   -Si tu fais attention, tu peux observer qu’elles sont beaucoup plus anciennes que les serrures des portes dans l’aile principale, ce qui signifie qu’elles sont antérieures à la rénovation du manoir, mais pas pour autant qu’elles lui sont étrangères. Ces clefs ouvrent les serrures qui se trouvent dans certaines parties plus anciennes du manoir.
   -L’aile ouest, c’est cela ? C’est là que menait la porte à côté de laquelle je les ai trouvées. 
   -Oui, l’aile ouest. Il n’y a pas eu de rénovation de ce côté-là, et les serrures sont toujours d’origine. 
   -Alors, fit Cyllène en désignant l’une des clefs du trousseau qui avait soudainement plus de valeur à ses yeux, avec ces clefs, j’ai accès à l’aile ouest du manoir. 
   -Oui si tu veux, même si je ne vois pas ce qui fait que tu peux t’en sentir plus avancée, récita Parfione avec agacement, puisqu’il n’y a rien d’intéressant là-bas. 
   -Notre marché est toujours valable, protesta-t-elle en retirant soudainement les clefs de la vue de son partenaire médusé de surprise, et si tu gardes le secret, moi je garde les clefs, et tu devras venir me réclamer celles dont tu as besoin. 
   -Ce n’est pas comme cela que ça va marcher, gronda-t-il étrangement, je n’ai pas dit mon dernier mot.
   -Quel sera ton dernier mot ? 
   -Eh bien, fit Parfione en tournant les talons pour disparaître dans le couloir, tu peux garder tes clefs si tu veux, mais elles ne te serviront à rien tant que tu ne sauras pas par où passer pour rentrer dans l’aile ouest. Je t’en dirai plus lorsque tu auras trouvé une solution pour rétablir le téléphone. Peu importe l’aile ouest, c’est du téléphone dont j’ai besoin, moi. »

Sachant que c’était lui qui avait raison, Cyllène ne parvint à fermer l’œil de la nuit, comme si la présence du jeune homme sur le seuil de sa porte s’était perpétuée et qu’en se tenant là il continuait de le surveiller ; elle n’avait finalement eu que l’illusion de le vaincre, et son fantôme continuerait de la hanter, même si, comme lui-même le lui avait dit, ils n’étaient pas nécessairement des ennemis. La nuit dans le manoir et le grand nombre des clefs qu’il recelait, lui étaient infiniment plus profitables qu’à Cyllène. Cette dernière se retournait sans cesse dans son lit, croyant toujours se trouver sur le seuil d’un cauchemar qui s’effaçait aussitôt qu’elle ouvrait les yeux, lorsque le bruissement du vent dans les branchages du parc lui arrivaient par la fenêtre en même temps que la lointaine lueur du ciel. Sous le plancher, dans les mystérieux tréfonds du manoir, le fredonnement du cours d’eau souterrain était devenu étrangement calme depuis quelques jours, comme muet, inexplicablement, et surtout la voix qu’elle avait toujours entendue de l’autre côté de ces remous aquatiques, avait totalement disparu. Même en sortant de sa chambre pendant quelques minutes pour traverser le couloir et tendre l’oreille sur la porte de la chambre du fantôme, Cyllène n’entendait plus rien de celui-ci ; il n’émanait de cette chambre inaccessible ni éclat de rire ni chuchotement, comme si l’être impalpable qui y avait demeuré s’était soudainement tu après s’être rendu compte qu’il n’y avait personne pour lui faire la conversation. En retournant se coucher, la nymphe des ténèbres pensa plutôt qu’il s’était absenté pour un moment, certainement pour régler des affaires qui devaient être très importantes, ailleurs dans l‘outremonde, et qu’il serait rapidement de retour avec de bonnes nouvelles. 

Il arriva cependant un moment où Cyllène s’endormit car au final, lorsque le jour se dévoila aux premières aurores, elle fut réveillée par le bruit très peu familier, voire même étranger depuis le temps qu’il était resté insoupçonnable dans les pourtours du manoir, d’un moteur d’automobile. La couleur du jour n’était pas parfaitement définie de l’autre côté de la grande fenêtre que rejoignit rapidement Cyllène aussitôt après qu’elle eut reprisconnaissance et qu’elle eut réalisé qu’il ne s’agissait nullement d’un rêve, si bien qu’au dehors la lumière était encore très douce, presque imperceptible, et teintée d’un rose mystérieux lorsqu’elle apparut au rebord de la fenêtre pour observer la cour du manoir où était apparue une élégante voiture de sport, un engin rugissant qui venait de s’arrêter sur le gravillon, et dont les portières s’ouvrirent pour laisser sortir trois silhouettes. Monsieur Duras était également apparu de son côté, sur le seuil de la porte d’entrée du manoir, et bien que Cyllène fut incapable de savoir si celui-ci avait attendu cette venue aux plus petites heures du jour ou s‘il était aussi surpris de voir arriver ces gens, le vieil homme semblait déjà prêt à les recevoir, car il avait revêtu les mêmes vêtements d’apparat que le soir de l‘arrivée de sa nouvelle domestique. Invisible depuis l’intérieur de sa chambre, Cyllène se demandait ce dont il pouvait s’agir, car à mesure que les nouveaux venus se rapprochaient de Monsieur Duras pour lui serrer la main, elle put identifier de plus en plus précisément un homme long et fin qui ne portait dans sa physionomie rien de particulier, une femme à robe bleue dont le corps semblait tuméfiée de toutes parts, ainsi qu’une fille à manteau rouge qui ne se déplaçait qu’en gardant sa main dans celle qui avait l’air d’être sa mère, ce qui ne l’empêcha nullement d’effectuer une sorte de révérence respectueuse, quoique maladroite, pour saluer le propriétaires des lieux. Monsieur Duras paraissait être en train de sourire dans le calme plat du matin, et tandis que celui-ci les conviait à passer par l’entrée de l’aile principale, Cyllène put regarder plus précisément la fille qui ne se séparait toujours pas de sa mère ; une longue chevelure noire entourait son visage dont l’expression un peu perdue reflétait cependant l’habitude qu’elle devait avoir de se trouver dans ces lieux. 

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